Elle a été découverte en 1857 par Galen Clark et Milton Mann. Comme nous n'avions pu nous rendre faute de temps au Sequoia National Park, nous avions envie de visiter cette petite forêt de séquoias (la plus grande du Yosemite Park). A l'extrémité du parking débute le sentier balisé de petits panneaux explicatifs. Moyennant quelques dollars la traduction française est disponible au départ du sentier. Très rapidement se dressent devant nous les impressionnantes racines d'un séquoia tombé à terre. Il fait plutôt frais dans cette forêt et la balade est agréable.
Des arbres...
Nous nous rendons ensuite au pied du Grizzly Giant (1,3km du parking) non sans admirer au passage les impressionnants " jeunes " arbres qui nous entourent. Le Grizzly Giant est le plus vieux et un des plus imposants (64 mètres de haut). Il serait âgé de 2700 ans. La forme de ses branches est caractéristique. C'est le 5 ème plus volumineux arbre au monde avec une circonférence de 27 m et un diamètre de 8.2 m à la base. La première branche du Grizzly Giant fait elle-même 2m de diamètre.
Puis nous traversons le Tunnel Tree. Il s'agit d'un séquoia à la base duquel un passage a été creusé. C'est en fait le second Tunnel Tree de l'histoire du parc, le premier percé au 19ème siècle étant tombé en 1969. Le percement fragilise en effet beaucoup le géant. Dans le précédent, on pouvait traverser en voiture. C'est grâce à cette " attraction " que le parc s'est fait connaître.
Un enchevêtrement de sentier permet d'admirer des spécimens aux noms évocateurs : le télescope, le couple fidèle… Nous nous y sommes un peu perdus. Si le début du sentier était fréquenté (c'est là que se concentrent les plus célèbres séquoias !) la balade dans la Upper grove s'effectue dans le calme de la forêt. Au hasard de nos pérégrinations nous avons croisé peu d'autres touristes mais moult écureuils et un cerf qui broutait au bord du sentier. Peu farouche, il s'est néanmoins effrayé quand un enfant hurlant à plein gosier s'est précipité vers lui.
Les séquoias géants sont recouverts d'une écorce rouge très friable. Si l'on essaie de les couper, ils s'effritent. Ils n'ont donc pas du à souffrir de l'exploitation humaine, contrairement à leurs cousins les séquoias de la côte californienne. Le parc créé, les hommes ont cherché à protéger ses arbres, particulièrement du feu. Pendant quelques années, ils empêchèrent donc tout incendie. Le résultat fut à l'opposé de leurs espérances : les séquoias mourraient étouffés par la proliférations des autres espèces. En fait leur couleur est due à la présence important de tanins dans leur bois, ce qui les rend ignifuges. Pour protéger les séquoias géant il faut donc des incendies contrôlés réguliers qui éliminent les autres formes de végétations alentours et préservent l'espace vital des ces géants.
Retour à la civilisation
Puis nous prenons la route pour San francisco. La traversée de la baie nous permet de deviner les contours de la ville sous l'épais brouillard qui la domine. En effet, le pacifique est souvent couvert de nuages qui pénètrent dans la bais, enveloppant San Fransisco au passage. La ville passe plus de 100 jours par an dans cette brume. Nous ne distinguerons même pas la couleur du golden gate bridge. La visite de la ville présente dans ces conditions très peu d'intérêt. De retour à l'hôtel, situé lui à l'extérieur de la ville il fait un temps radieux et nous profitons de la piscine puis du buffet. Après 15 jours de hamburger frites forcés quelle joie de retrouver de la diversité culinaire.
Demain, l'avion nous ramène chez nous !









